samedi 13 avril 2019

Vendredi 12 avril : Pic Blanc du Galibier (2955 m). Dénivelée : 975 m Randonnée à ski proposée par Michel R.

Participants : Hélène, Patricia, Sabine, Alain, Ange, Patrick, Michel
Encadrants : Patricia, Alain, Michel 

Les prévisions météo nous faisaient entrevoir une fenêtre de beau temps dans le secteur du Lautaret. Pari risqué d’autant que certains participants avaient fait l’expérience précédemment de randos au Pic Blanc par « jour blanc », ou pis, dans le brouillard, et ils tendaient un peu le dos.


Nous nous garons à proximité du paravalanche et levons les yeux vers les cimes : la fameuse pyramide blanche est invisible, noyée comme toutes les montagnes environnantes sous une épaisse couche de nuages. Nous démarrons nonobstant.


Nous nous trompons de vallon de montée, et prenons par la gauche, en direction de la route menant au col du Galibier. Elle est repérable à ses longues branches plantées à la verticale qui la jalonnent en prévision du passage de la fraiseuse de déneigement. C’est toujours plus joli que les pylônes et les câbles à haute tension de l’itinéraire normal ! 


Nous la rejoignons bientôt. C’est déversant, la neige est très dure et la visibilité est en berne.
À ce moment choisit d’apparaître, d’abord timidement, puis se faisant de plus en plus de place entre les nuées... le soleil. Bientôt tout le ciel vire au bleu. Youpee ! 


Dans des pentes débonnaires et sur une couverture neigeuse bien lisse qui ne demande qu’à s’assouplir dans une paire d’heures, nous atteignons la crête symbolique séparant les Alpes du nord et celles du sud.




Le versant savoyard est envahi d’une mer de nuages. La face est de notre pic se dresse éclatante devant nous, justifiant pleinement son nom. Plus que quelques centaines de mètres et on y sera. La pente est sérieuse (entre 35 et 37 degrés), mais la trace bien marquée. 




Mis à part une petite frayeur que s’offre une de nos participantes en effectuant une conversion, tout se passe bien et nous touchons le sommet aux environs de midi.




 La météo annonçait du vent à 5 km/h ; elle s’est trompée : le vent est nul, et nous décidons de pique-niquer sur place en compagnie du seul skieur rencontré, un Écossais très sympathique : voilà pour la « surfréquentation » attendue. 


Panorama somptueux à 360° : Combeynot, Écrins, Meije, Râteau, Aiguille d’Arves, Grand Galibier ; ils sont tous au rendez-vous. Gâteaux et génépi ajoutent au plaisir de la contemplation. On se remet de la crème solaire.


La descente est amorcée dans une neige d’abord ferme, puis passant de moquette rase à moquette aux poils de plus en plus longs et humides ; mais le bonheur !

Le tableau était trop idyllique : on risquait de ne rien avoir à raconter...

Dédaignant l’itinéraire de montée autant que celui de la voie normale, nous nous engageons sur un plateau incliné auquel fait suite un couloir invisible d’en haut, mais pentu à 45° et surtout déneigé dans sa partie basse. Trop tard pour se raviser, quand le vin est tiré... 



La neige est heureusement très ramollie, et la descente s’accomplit sans casse jusqu’au point de déchaussage. Nous portons sur une centaine de mètres avant de pouvoir remettre les skis et regagner nos véhicules au terme d’une longue glisse à travers les pâturages.

Michel Reynaud

mercredi 10 avril 2019

Mercredi 10 avril : La Ratelle. 905m de dénivelé

4 participants : Hélène, Ange, Alain, Patricia.

Que d'hésitations avant cette rando !
Météo France était très pessimiste quant au temps et annonçaient des précipitations.
Nous avons décidé de nous référer à météoblue qui "garantissait" une matinée correcte...et nous avons eu raison.
 Le RDV à Embrun n'était qu'à 8h30, autorisant un réveil tranquille.

Hélène et Ange n'avaient jamais fait cette rando et nous n'y étions pas allés une seule fois de la saison.


La route étant ouverte, nous allons nous garer près du torrent de Crévoux et sommes très vite à la cabane des Espagnols. La température est idéale pour avancer à bonne allure. Il y a du bleu dans le ciel et une petite couche de neige fraîchement tombée qui glisse agréablement sous les skis.


Nous sommes seuls, ce que nous apprécions et qui est plutôt rare sur cette course si près de chez nous.


 Le sommet (2568m) est atteint en deux heures ...pour les dernières. Nous avons bien transpiré et sécrété une bonne dose d'endorphines. Quel régal ! 
Il n'est que 11h, bien trop tôt pour déjeuner et décidons de profiter de la bonne visibilité pour descendre dans la foulée.



Ange ne craint pas la petite fraîcheur du sommet : c'est un courageux...qui aime bien avoir des vêtements secs pour la descente.



La neige des premières pentes est de très bonne qualité, nous autorisant à être satisfaits de nos enchaînements de virages.



Hélas nous apprécions beaucoup moins la croûte que nous trouvons plus bas... Mais elle se laisse skier sans trop de difficultés et le jour blanc que nous craignions n'est pas arrivé.



A 13h, c'est chez Patricia et Alain que nous pique-niquons, confortablement installés autour d'une table. Le confort ne nuit à personne...
Bonne idée que de ne pas s'être laissés impressionner par le pessimisme des météorologues : les précipitations annoncées n'arriveront sur les sommets que tardivement en fin de journée.




mardi 9 avril 2019

Lundi 8 avril 2019 : Le col d'Urine. Rando proposée par Michel. Dénivelée : environ 800m

Participants : Anita, Françoise, Hélène, Patricia, Ange, Bernard, Michel.
Encadrants : Patricia, Michel.


Aujourd’hui, place au Queyras, au départ du Roux d’Abriès ; course à décider sur place suivant les conditions trouvées.
Un peu désappointés en découvrant la route menant à Valpréveyre fermée, nous devons faire contre mauvaise fortune bon cœur en nous résignant à « porter », d’autant plus contrariés que le bitume tout au long de la liaison est complètement... exempt de neige ! Mais à cœurs jeunes et vaillants, rien d’impossible : les deux kilomètres et demi sont promptement avalés.


Parvenus à Valpréveyre, nous rencontrons Dominique et Daniel qui reviennent d’une tentative à l’Eypiol avortée en raison de souches et de cailloux qui pointaient sous la mince couche de neige fraîche. Dès lors, nous nous dirigeons vers le deuxième objectif envisagé : le col d’Urine. Nous n’aurons pas à le regretter. Tandis que Dominique et Daniel continuent vers la Lauzière et la crête de Gilly, nous montons en rive gauche du vallon, à travers un mélézin assez clairsemé, faisant la trace à tour de rôle dans une neige absolument vierge. Vierge l’est également de nuages — mais pas de soleil — le ciel d’un bleu intense ! Vierge de vent, l’air !


Au fur et à mesure de notre ascension, la neige dernièrement tombée s’épaissit mais sa composition ne laisse pas de nous inquiéter pour la descente à venir, tant elle nous apparaît lourde et humide — mais pas croûtée.


Vers midi et demie nous touchons au col, sans avoir croisé la moindre trace. Où sont passés les skieurs de randonnée ? Espèce en voie de disparition en raison du réchauffement climatique ? Pourtant la neige est bien là, et toute la montagne nous appartient...

Le col frontière est à peine un peu plus venté que le reste du parcours ; nous y établissons notre cantine. Quelques nuages commencent à arriver, surtout du côté italien. Le temps est venu pour nous de quitter notre belvédère.



 Divine surprise, cette neige dont nous appréhendions la lourdeur est tout à fait skiable et ce jusqu’en bas, à Valpréveyre, où nous parvenons à coup de sinusoïdes du plus bel effet après avoir rejoint la piste de la station fermée d’Abriès.





Retour à Embrun de bonne heure, pour une collation conviviale proposée par Hélène et Ange.

Michel Reynaud


Dimanche 7 avril 2019 - Randonnée pédestre au départ de N-D du Laus. 900m de dénivelé et 23 km.

11 participants : Alain C, Alain D, Ange, Anita, Guillaume, Hélène, Marie-Hélène, Martine, Michèle, Michel R, Patricia.


Beaucoup de nuages, un ciel très bas et une petite couche de neige fraîche ne peuvent pas nous arrêter ; par un temps pareil il vaut mieux faire une rando à pied qu'à ski.


Nous partons de Notre Dame du Laus, direction le col de l'Ange et l'oratoire de l'Ange que "notre" Ange peut bien apprécier.


La petite couche de neige fraîche ne nous dérange pas trop et nous fait apprécier davantage les paysages. Nous passons par Rambaud et Jarjayes et découvrons des sentiers cachés qui nous mènent dans des petits vallons perdus.


Un élévage d'autruches attire nos regards...


La pluie annoncée n'arrive pas et la neige fond.
Nous pique-niquons à Jarjayes et dégustons plein de bonnes choses apportées par les participants.



Après 23 km et 900 m de dénivelé, nous retrouvons N-D du Laus et rentrons à Embrun où enfin la pluie nous rattrape.


Nous terminons cette belle journée avec une bonne bière (ou tisane) chez notre président.

Vendredi 5 avril : Le Méale 850m de dénivelé

7 participants : Jean-Michel, Anita, Alain2, Elodie, Nathalie, Alain1, Patricia.

Jeudi après-midi, Nathalie a eu la très bonne idée de proposer à brûle-pourpoint une rando éclair au col de l’Âne (que nous projetions de faire vendredi). Cette dernière fut belle à la montée, dans de somptueux paysages totalement vierges...mais vraiment désagréable à la descente, la neige s'étant parée, avec le vent très froid, d'une détestable croûte nous empêchant de faire des virages corrects. Et pour agrémenter le tout, nous avons enduré de terribles onglées !
Cette expérience nous ayant fait changer nos plans, c'est donc vers Crévoux que nous partons ce vendredi 5 avril pour faire le Méale, une valeur sûre comme chacun le sait.



 L'épaisse couche de neige fraîchement tombée embellit majestueusement notre cheminement qui commence sur la longue piste rejoignant la route forestière de Bouche Clauze. Nous sommes émerveillés par la beauté du paysage.



Nos traceurs s'activent dans l'épaisse couche et personne ne botte jusqu'au sommet atteint au bout de deux heures trente. 



Par chance une trace vient à croiser la nôtre : de sympathiques randonneurs venus de Praveyral ont eu la même idée que nous.



Petite pause au sommet pour admirer le paysage entièrement blanchi et nous commençons notre descente. Ou plutôt, nous essayons de descendre : Certains ont de très gros sabots sous les skis. La neige, en cours de réchauffement avec la température très douce qui règne, colle sur les skis. Spectacle amusant que ces skieurs qui, face à la pente, sont incapables d'avancer !

Par chance, Alain1 a de quoi régler le problème : un bon coup de fart et tout rentre si bien dans l'ordre que chacun peut se régaler dans cette très bonne qualité de neige. Y tracer de belles courbes est un grand plaisir !



A Crévoux nous déneigeons une table de pique-nique autour de laquelle nous nous installons pour un joyeux repas qui clôture notre superbe randonnée avant que chacun reparte pour ses occupations ou ses déplacements...
Le Méale ne déçoit jamais...



lundi 1 avril 2019

Dimanche 31 mars 2019 : Crête de la Montagne de Parpaillon par le vallon du Crachet. 950m de dénivelé.



8 participants : Guillaume, Michel, Alain2, Anita, Françoise, Thibault, Alain1, Patricia.


L'objectif pour cette rando dominicale était la Grande Combe. 
Nous hésitions pour choisir l'itinéraire de début : soit nous descendons sur la piste jusqu'au vallon de l'Infernet, soit nous montons dans le vallon du Crachet pour redescendre ensuite vers l'Infernet. 
Nous n'avions pas mis les peaux sur les skis en prévision de la descente... Mais en arrivant à la cabane des Ponts et Chaussées, la préférence du groupe a été de commencer par la  montée dans le vallon du Crachet... malgré l'avis d'Alain1 (que nous regretterons plus tard de ne pas avoir écouté...!).





Il fait très beau et un peu frais : nous arrivons rapidement à la bergerie pour une toute petite pause. 

La montée se poursuit jusqu'au point 2458m où nous dépeautons afin de descendre dans le vallon de l'Infernet au bout duquel se situe notre beau sommet convoité.


Super, il y a de la neige, la première impression est très bonne...mais nous déchantons assez vite : une barre rocheuse complètement déneigée nous barre la route. Pour ne pas prendre le risque de faire une descente difficile et dangereuse à pied, nous décidons de repeauter afin de remonter et reprendre l'itinéraire du Crachet. Changement d'objectif...



Et la montée se poursuit très agréablement dans ces beaux paysages...



Pourquoi se plaindre sur un parcours si joli et bien enneigé ? Le collet est vite atteint, Anita et Françoise décident de s'y arrêter pendant que le reste du groupe monte au sommet.


Plaisir de contempler les beaux panoramas ! Nous en profitons mais ne nous attardons pas. 
Le début de la descente est bien raide : 49 degrés mesurés ! Dérapage pour commencer, puis un beau virage dans une neige un peu ramollie et le reste vient tout seul.

Le pique-nique se fait au collet. Nous ne sommes pas seuls : un groupe de sympathiques randonneurs parisiens encadrés par des guides termine le sien. Le nôtre se termine par des gâteaux aux poires et au chocolat et du génépi.


La neige alterne ses consistances : neige de piste, velours de printemps, dure, ramollie, trafolée :  tout y est sauf, par chance, la croûte. Nous nous accommodons avec plaisir de toute la panoplie.

 Nous avons choisi de descendre par les vallons de gauche : bon choix...jusqu'au moment où nous sommes obligés de remonter sur une dizaine de mètres pour cause de zone déneigée. 
La suite se fait facilement et avec de beaux virages jusqu'à la route.



Anita et Alain nous invitent à prolonger cette belle journée sur leur terrasse devant de bonnes bières belges. Nathalie, qu'une blessure au pied a empêchée de venir, nous y rejoint pour un sympathique moment convivial.