Participants : Ange, Frédéric, Françoise D, Florence R, Christine LR, Hélène P, Annie et Philippe R, Patricia B, Cathy P, Alain D, Anita.
28/06 : San Bernolfo, lieu du départ, est apparemment un endroit
très sollicité le dimanche. Malgré un grand parking, il est très
difficile de trouver une place pour se garer, il y a des voitures
partout, et autant de randonneurs. En attendant la dernière
voiture, qui s'était trompée d'itinéraire, nous piqueniquons en leur gardant une place de parking. Elles arrivent bien en retard, mais
l'étape n'est pas longue aujourd'hui, faut espérer que l'orage n'arrive
pas trop tôt. Nous partons vers midi direction Passo
di Laroussa et refuge Migliorero. (800m de D+) Le sentier est agréable
malgré une forte montée, le refuge magnifiquement situé près de 2 lacs.
L'accueil y est chaleureux, le gardien sympa, nous avons un dortoir
pour notre groupe avec toilette et lavabos
privés. Le repas est délicieux, nous sommes contents. Sauf que, vu les
orages annoncés assez tôt le lendemain et la longueur de l'étape, nous
aimerions prendre le petit déjeuner à 6h. Mais hélas, le gardien a fait
la fête pour inaugurer la nouvelle terrasse
et ne veut pas se lever tôt, petit déjeuner pas avant 7h. Dommage.
29/06 : Départ à 7h30, grand beau et déjà chaud. Montée d'abord
au Passo di Rostagno, descente par un beau sentier pour remonter au
Passo Sotano della Scolettas, majoritairement en forêt alterné avec des
prés fleuris. Nous descendons par un sentier
très agréable jusqu'au fond de la vallée, (Talarico) où nous nous
rafraichissons à une rivière avant de commencer la longue montée au
Colle de Paniris. Il fait très chaud au début de la montée, plus tard
des nuages arrivent et on entend le tonnerre au loin.
J'arrive au lieu du piquenique avec les premières gouttes et nous nous
dépêchons pour continuer. Hélas, nous sommes pris entre deux orages et
le col est encore loin. Il pleut de plus en plus fort, le tonnerre
arrive de gauche et de droite et nous passons le
col sous la pluie et le vent. Il faut continuer sur la crête, pas le
choix, même si on sait qu'une crête n'est pas le meilleur endroit pour
se protéger de l'orage. Encore une bonne descente et nous arrivons au
refuge de Vens, bien mouillés, après 1650 m de
D+. Le gardien nous accueille les bras ouverts, il est d' Embrun et
content de nous rencontrer. Il commente les itinéraires prévus et donne
des conseils, surtout en tenant compte de la météo. Il est d'accord pour nous servir le petit déjeuner à 6h afin qu'on
puisse partir tôt. Enfin, un vrai gardien de refuge de montagne comme
on n'en trouve plus souvent. En plus, le repas est excellent et on
termine avec un sucre trempé dans le génépi, offert par la maison.
30/06 : tenant compte des conseils du gardien, nous prenons le GR
et passons par le chemin de l'Energie pour monter au mont Tenibre.
Après le chemin de l'Energie, le trajet est plus difficile à trouver et
le terrain plus compliqué avec des gros blocs,
des passages rocheux où il faut mettre les mains et quelques névés à
passer. Nous arrivons au sommet au soleil, mais nous apercevons déjà les
nuages au loin. Alain préfère descendre au beau lac plus bas pour
piqueniquer, mais quand on y arrive il commence
à pleuvoir, le sommet est tout bouché et l'orage arrive. Donc nous
descendons au refuge de Rabuons et mangerons là-bas. Bon choix, et c'est
grâce au gardien de Vens que nous avons pu faire le sommet ! 1000m de
dénivelé aujourd'hui dans un terrain rocheux.
Le gardien est absent et a laissé le refuge à son jeune adjoint, qui
vient d'arriver. Comme il est tout seul, on l'aide à éplucher les
légumes pour la soupe et faire la vaisselle. Le gardien, Charly, est
allé faire des courses et revient demain matin, nous
ne pouvons pas payer ce soir et pas partir tôt, petit déjeuner à 7h.
01/07 : Charly est là et attend l’hélicoptère avec les courses,
il n'a pas le temps de faire la facture. Je rassemble les cartes CAF,
Ange l'a sur son téléphone qui n'a plus de batterie vu qu'il n'a pas pu
le charger dans les refuges, il doit payer
le plein tarif, pas moyen de négocier avec le gardien. J'insiste un peu
et il fait quand-même la facture avant l'arrivée de l’hélico. Nous
voulons passer par le Col de Corborant, il n'y a pas de sentier et quand
on demande si ça passe par le lac, il répond
qu'il pense que oui. Pas un mot de trop, "si vous avez les crampons ça
passe, car c'est raide à la fin". Nous partons en suivant des cairns,
mais cherchons un peu car il y a des cairns pour le Col de l' Ischiator
aussi, les traces se séparent en bas d'un
couloir raide plein de blocs. Après avoir trouvé le bon couloir, nous
n'avançons pas très vite, le terrain est difficile avec des gros blocs
et des névés. Le névé final exige en effet des crampons, haut d'une
centaine de mètres et vers les 40 degrés. Ce n'est
pas pour rien que nous les avons portés pendant 4 jours ! Nous arrivons
au Col vers 10h et avons une vue magnifique sur tous les lacs en bas.
Une trace de descente nous mène dans un champ de cailloux bien raide, et
disparait à cause d'un éboulement. Nous traversons
des champs de blocs instables, des névés avec des ponts de neige encore
plus instables pour arriver enfin à un lac où on peut piqueniquer sans
orage ! Nous en profitons !
La descente (1500m) est encore longue mais pas trop raide et le chemin
est plutôt agréable. Nous arrivons vers 15h à San Bernolfo, où nous
avons largement le temps pour manger une glace et boire une bière (ou
autre) dans la sympathique auberge, où nous sommes
à l'abri quand (eh oui) l'orage arrive ! La route du Col de Larche
n'ouvre qu'à 17h30, donc nous ne sommes pas pressés et passons un beau
moment ensemble pour terminer ce beau trek.
Anita
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