samedi 11 juillet 2026

Trek du 28/06 au 1/07 dans le Mercantour, organisé par Alain et Anita.

 

 
Participants : Ange, Frédéric, Françoise D, Florence R, Christine LR, Hélène P, Annie et Philippe R, Patricia B, Cathy P, Alain D, Anita.

28/06 :  San Bernolfo, lieu du départ, est apparemment un endroit très sollicité le dimanche. Malgré un grand parking, il est très difficile de trouver une place pour se garer, il y a des voitures partout, et autant de randonneurs. En attendant la dernière voiture, qui s'était trompée d'itinéraire, nous piqueniquons en leur gardant une place de parking. Elles arrivent bien en retard, mais l'étape n'est pas longue aujourd'hui, faut espérer que l'orage n'arrive pas trop tôt. Nous partons vers midi direction Passo di Laroussa et refuge Migliorero. (800m  de D+) Le sentier est agréable malgré une forte montée, le refuge magnifiquement situé près de 2 lacs. L'accueil y est chaleureux, le gardien sympa, nous avons un dortoir pour notre groupe avec toilette et lavabos privés. Le repas est délicieux, nous sommes contents. Sauf que, vu les orages annoncés assez tôt le lendemain et la longueur de l'étape, nous aimerions prendre le petit déjeuner à 6h. Mais hélas, le gardien a fait la fête pour inaugurer la nouvelle terrasse et ne veut pas se lever tôt, petit déjeuner pas avant 7h. Dommage.


29/06 : Départ à 7h30, grand beau et déjà chaud. Montée d'abord au Passo di Rostagno, descente par un beau sentier pour remonter au Passo Sotano della Scolettas, majoritairement en forêt alterné avec des prés fleuris. Nous descendons par un sentier très agréable jusqu'au fond de la vallée, (Talarico) où nous nous rafraichissons à une rivière avant de commencer la longue montée au Colle de Paniris. Il fait très chaud au début de la montée, plus tard des nuages arrivent et on entend le tonnerre au loin. J'arrive au lieu du piquenique avec les premières gouttes et nous nous dépêchons pour continuer. Hélas, nous sommes pris entre deux orages et le col est encore loin. Il pleut de plus en plus fort, le tonnerre arrive de gauche et de droite et nous passons le col sous la pluie et le vent. Il faut continuer sur la crête, pas le choix, même si on sait qu'une crête n'est pas le meilleur endroit pour se protéger de l'orage. Encore une bonne descente et nous arrivons au refuge de Vens, bien mouillés, après 1650 m de D+. Le gardien nous accueille les bras ouverts, il est d' Embrun et content de nous rencontrer. Il commente les itinéraires prévus et donne des conseils, surtout en tenant compte de la météo. Il est d'accord pour nous servir le petit déjeuner à 6h afin qu'on puisse partir tôt. Enfin, un vrai gardien de refuge de montagne comme on n'en trouve plus souvent. En plus, le repas est excellent et on termine avec un sucre trempé dans le génépi, offert par la maison.


30/06 : tenant compte des conseils du gardien, nous prenons le GR et passons par le chemin de l'Energie pour monter au mont Tenibre. Après le chemin de l'Energie, le trajet est plus difficile à trouver et le terrain plus compliqué avec des gros blocs, des passages rocheux où il faut mettre les mains et quelques névés à passer. Nous arrivons au sommet au soleil, mais nous apercevons déjà les nuages au loin. Alain préfère descendre au beau lac plus bas pour piqueniquer, mais quand on y arrive il commence à pleuvoir, le sommet est tout bouché et l'orage arrive. Donc nous descendons au refuge de Rabuons et mangerons là-bas. Bon choix, et c'est grâce au gardien de Vens que nous avons pu faire le sommet ! 1000m de dénivelé aujourd'hui dans un terrain rocheux. Le gardien est absent et a laissé le refuge à son jeune adjoint, qui vient d'arriver. Comme il est tout seul, on l'aide à éplucher les légumes pour la soupe et faire la vaisselle. Le gardien, Charly, est allé faire des courses et revient demain matin, nous ne pouvons pas payer ce soir et pas partir tôt, petit déjeuner à 7h.


01/07 :  Charly est là et attend l’hélicoptère avec les courses, il n'a pas le temps de faire la facture. Je rassemble les cartes CAF, Ange l'a sur son téléphone qui n'a plus de batterie vu qu'il n'a pas pu le charger dans les refuges, il doit payer le plein tarif, pas moyen de négocier avec le gardien. J'insiste un peu et il fait quand-même la facture avant l'arrivée de l’hélico. Nous voulons passer par le Col de Corborant, il n'y a pas de sentier et quand on demande si ça passe par le lac, il répond qu'il pense que oui. Pas un mot de trop, "si vous avez les crampons ça passe, car c'est raide à la fin". Nous partons en suivant des cairns, mais cherchons un peu car il y a des cairns pour le Col de l' Ischiator aussi, les traces se séparent en bas d'un couloir raide plein de blocs. Après avoir trouvé le bon couloir, nous n'avançons pas très vite, le terrain est difficile avec des gros blocs et des névés. Le névé final exige en effet des crampons, haut d'une centaine de mètres et vers les 40 degrés. Ce n'est pas pour rien que nous les avons portés pendant 4 jours ! Nous arrivons au Col vers 10h et avons une vue magnifique sur tous les lacs en bas. Une trace de descente nous mène dans un champ de cailloux bien raide, et disparait à cause d'un éboulement. Nous traversons des champs de blocs instables, des névés avec des ponts de neige encore plus instables pour arriver enfin à un lac où on peut piqueniquer sans orage ! Nous en profitons !
La descente (1500m) est encore longue mais pas trop raide et le chemin est plutôt agréable. Nous arrivons vers 15h à San Bernolfo, où nous avons  largement le temps pour manger une glace et boire une bière (ou autre) dans la sympathique auberge, où nous sommes à l'abri quand (eh oui) l'orage arrive ! La route du Col de Larche n'ouvre qu'à 17h30, donc nous ne sommes pas pressés et passons un beau moment ensemble pour terminer ce beau trek.
 
Anita 

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