lundi 2 mars 2020

Dimanche 1er mars 2020 : La Gardiole de l'Alp (2786m). Randonnée à ski proposée par Daniel. 1200m de dénivelé

5 participants : Hélène, Ange, Sophie, Dominique, Daniel.

Le but prévu était le Mourre Froid au départ de la première épingle à cheveux au-dessus de Ville Vielle à 1434 m.
Mais force est de constater quand nous nous garons que seuls quelques centimètres de neige recouvrent la terre...
Il en faut plus pour nous démoraliser ; nous décidons un départ B un peu plus haut sur la route, là ou elle croise le torrent du Pra Comtal à 1570m.
Nous chaussons les skis à la voiture sans problèmes, il y a là une bonne épaisseur.  Le temps et encore un peu voilé. 


Il nous faudra couper la route qui mène de Gaudissard à Prats Hauts, mais bon, ce n'est pas l'autoroute A7... Encore indécis sur notre but final (Mourre Froid ou Gardiole) quand nous traversons la route nous choisissons de monter rive droite du torrent pour nous laisser le choix. En fait ce versant prend plus le soleil, la neige est moins épaisse et nous bottons.


Donc c'est maintenant évident notre but sera la Gardiole de l'Alp avec une descente rive gauche du torrent par la Combe Sarrazine très bien enneigée.
 Les nuages se sont déchirés nous faisons la trace dans une bonne couche de poudre pour retrouver l'itinéraire qui monte de Gaudissard. 




C'est à 2400m que nous faisons la jonction : la trace sera faite à partir de là par une bonne trentaine de skieurs qui sont partis de Gaudissard. 


Un petit vent d'ouest s'est levé au sommet et les nuages semblent vouloir revenir. Ange et Hélène arrivent quelques minutes après nous.


Après une centaine de mètres de descente dans le brouillard, le ciel se déchire à nouveau : 15 cm de poudreuse sur fond dur, la descente sera un pur plaisir jusqu'à la voiture. 


Un peu au-dessus de la bergerie nous basculons dans le Serre de Combe Sarrazine.
La forêt est clairsemée et nous laisse la place pour faire de beaux virages dans la neige légère et froide. 


Nous pique-niquons les fesses au sec sur des troncs d'arbres et le temps se recouvre doucement mais il ne nous reste que 400 m à descendre dans la forêt pour arriver skis aux pieds à la voiture.



Au final un bon plan B !

Sophie doit nous quitter à Atol car son border collie est resté enfermé chez elle pendant la rando.
 Nous allons boire un pot chez Hélène et Ange, Michel R et sa compagne nous rejoignent là-bas.

dimanche 1 mars 2020

Dimanche 1er mars 2020 . Le Méale. Randonnée à ski proposée par Alain et Patricia. 1080m de dénivelé

12 participants : Françoise D., Lucie, Marion, Julien, Anita, Alain2, Florence, Philippe, Nathalie, Arnaud, Alain1, Patricia

Il fallait y croire et avoir envie de sortir aujourd’hui malgré la pluie qui tombait fort au réveil.
Certes, le souvenir de la jolie poudreuse fraîchement tombée et que nous avons tant appréciée mercredi y est pour quelque chose.
Mais la pluie de la nuit et les températures douces pouvaient nous faire douter, d'autant plus que la course choisie a comme défaut un départ à 1370m, ce qui est bien bas.
Comme il fallait s'y attendre, la neige manque beaucoup aux Gaillards et le démarrage se fait en portant les skis. Mais certains les chaussent très rapidement, en se tenant sur le bord de la piste où l'absence de cailloux conjuguée avec une fine épaisseur de neige rend la progression tout à fait acceptable et non dommageable pour les peaux.
D'autres préfèrent les porter, chacun fait comme il le sent.
Alain2, quelque peu dépité par la faible épaisseur de neige, préfère arrêter au bout de 45 minutes et nous continuons dans la jolie forêt de mélèzes joliment décorés par la neige de la nuit. Le plaisir des yeux est immense : aucune trace ne perturbe les vastes étendues totalement vierges et la très épaisse couche de neige recouvre très harmonieusement rochers et arbres couchés, créant de doux vallonnements.
Cerise sur le gâteau : la couverture nuageuse du matin se déchire laissant place à des morceaux de ciel bleu qui finissent par occuper presque la totalité du ciel.
Le parcours sur la crête, après la cabane du Méale s'en trouve bien agrémenté.
Hélas, les nuages reprennent le dessus et sont bien là quand nous arrivons au sommet.
Philippe et Julien nous ont fait une jolie trace à l'inclinaison bien dosée. Merci à eux !
Nous sommes seuls depuis ce matin, le sommet est privatisé par le CAF Embrun qui s'installe pour un sympathique pique-nique en profitant de l'ambiance douce et non ventée du lieu.
Nathalie a préparé des crêpes au chocolat, d'autres flambées au sucre et des gâteaux au citron. Après chocolat, pâte de coings et bonbons nous sommes prêts pour la descente.
Bingo ! La neige est excellentissime : une épaisse couche de poudreuse légère dans laquelle les skis tournent sans peine. Quel plaisir !!!
Pour les surfeurs c'est plus délicat. Julien dépense beaucoup d'énergie pour flotter sur cette épaisse couche ! La "noyade" n'est pas loin quelquefois ...
Un très court moment la visibilité diminue et frise le jour-blanc. Heureusement, les arbres sont là ! Puis cela s'arrange tout à fait, Alain1 peut faire ses "youyous" sans retenue, et tout le monde savoure même si la neige devient un peu moins légère qu'en haut.
Vers 1600m d'altitude nous prenons la piste afin de ne pas risquer de rencontres avec pierres et souches... Alain1 ouvre en poussant sur ses bâtons, les suivants ont ainsi une glisse plus facile. Il n'y qu'à laisser filer...
Les derniers 300 mètres se font à pied : il n'y a pratiquement plus de neige et en plus le chemin remonte...
Il n'est pas encore 14h quand nous retrouvons Alain2 et les voitures, suffisamment tôt pour aller passer un chaleureux moment au Riou Clar devant bières et infusions... et en compagnie de Michel devenu grand lecteur ou bricoleur à défaut de pouvoir randonner avec nous...
Leçon du jour : si la météo prévoit une amélioration dans la journée, ne pas se laisser impressionner par la pluie ou les nuages du matin...
 
Patricia 



samedi 29 février 2020

Vendredi 28 février 2020 : le Pic Haut. Randonnée à ski au départ de Crévoux proposée par Michel. 1050m de dénivelé


8 participants : Hélène, Isabelle, Nathalie, Patricia, Alain A., Alain Ch., Christian (nouveau), Michel
Encadrants : Patricia, Alain Ch., Michel


   Deuxième exemple, après celle du dimanche précédent, de sortie alternative qui ne nous a pas donné de regrets, loin s’en faut.


   La rando initialement prévue devait avoir pour cadre la Mortice (reportée au dimanche 1er mars, qu’on se le dise !), mais la chute de neige de la veille avait rebattu les cartes pour nous faire choisir un objectif moins ambitieux : le Méale. Bien nous en a pris, d’autant que nous avons adopté une variante inédite et réjouissante.


   Nous partons de la station de Crévoux. Le froid est vif, mais le soleil brille. Il faut faire la trace dans un décor de conte de Noël. À proximité du sommet, les mélèzes sont enveloppés d’une gangue de givre du plus bel effet : ne manquent que les guirlandes.


   Dédaignant la cime « officielle » du Méale, tout en prenant soin d’éviter les pentes trop fortes potentiellement « plaquées » sous la crête, nous atteignons le point coté 2451 m.


   Il est encore tôt et le Pic Haut, vers l’est, nous fait de l’œil. Message reçu, nous dépeautons et nous descendons, d’abord précautionneusement, puis plus résolument vers le fond de la combe qui nous sépare de notre nouvelle cible.
   Là, vers 2200 m, nous nous restaurons.


   Nous repeautons et entamons la remontée dans des pentes à 30-35° heureusement abritées. Nous débouchons sur un large plateau incliné, vierge de toute trace, qui nous amène facilement au col situé entre La Croix des Enfers (2524 m) et notre Pic Haut (2518 m). C’est ce dernier qui a la préférence de cinq d’entre nous. La pente, sans être très prononcée est quand même assez exposée et assez gelée par endroits pour que les couteaux soient mis à contribution.


   Les summiters prennent des photos et redescendent vers leur compagnons restés au col.
   Sans attendre que de nouveaux arrivants déflorent notre terrain de jeu, nous nous lançons dans la descente où nous guette un très long, très large et très pentu couloir d’avalanche (voir photos).


   En laissant un bon intervalle de sécurité entre nous, nous commençons à tâter le terrain. L’épaisseur de neige fraîche n’est que d’une dizaine de centimètres et colle bien à la vieille sous-couche. Donc, pas de danger, mais l’inclinaison mesurée est quand même de 40° !



   Le bas du couloir plus civilisé, très peu arboré, et couvert d’une poudreuse très légère, nous permet de nous mesurer dans le concours de la plus belle sinusoïde, et ce jusqu’à ce que nous retrouvions nos traces de montée. Le nirvâna !



   La traversée de retour, le long de la piste forestière, ne s’éternise pas : il n’est pas encore 15 heures quand nous regagnons Crévoux. Marge plus que suffisante pour aller prendre le verre de l’amitié chez Patricia et Alain.

Michel

lundi 24 février 2020

Dimanche février 2020 : Tëte de Vallon Claous (2945 m). Dénivelé 1250 m. Randonnée bis proposée par Daniel.

4 participants : Sabine, Max , Dominique, Daniel.


C'est le même petit groupe que jeudi ( Patrick en moins car ayant repris le travail) qui se lance ce matin à l'assaut de la Tête de Vallon Claous.

Ce beau vallon suspendu dont l'origine du nom vient sans doute du fait qu'il ne donne accès à aucun col permettant d'en sortir, en dehors du sommet.


Nous préférons déchausser pour passer ce petit pont en se disant que certains casse-cou du club auraient tenté la traversée à skis sans être assurés d'arriver entier de l'autre coté 


Une traversée ascendante dans la forêt nous permettra d'accéder à l'entrée du vallon.


Le vallon s'ouvre à nous il reste toujours aussi beau malgré les conditions de neige actuelles qui ne le mettent pas à son avantage. 



Avantage par contre des conditions actuelles : nous pouvons monter directement dans la face sans risque. 


Comme d'hab en ce moment les crêtes terminales sont travaillées par le vent. 


Un petit vent d'ouest s'est levé. Max et Sabine choisissent de dépeauter 80m sous le sommet. 


En cafistes pur et dur, Domi et moi continuons jusqu'au sommet.
Nous retrouverons nos amis un peu plus bas pour le pique nique. 



Bonne surprise en arrivant au sommet il y a moins de vent que là ou nos amis ont déchaussé et la vue est magnifique.




A la descente après le passage obligé de la crête soufflée nous abordons les pentes raides par une poudre tassée très agréable à skier.




Puis plus bas la moquette habituelle en ce moment.


Nous empruntons pour redescendre la piste forestière supérieure. 


Elle nous donnera accès à la piste inférieure par une belle pente dégarnie d'arbres où, oh joie, nous skions 150 m de poudreuse. 



Nous quittons nos deux amis à Intra Bas : ils retournent à Embrun tandis que nous allons coucher à Maljasset avec le projet de faire l'ascension de la Pointe Basse de Mary en traversée avec repeautage pour monter à l'Alpet, ce que nous avons fait ce lundi.