Participants : Jean-François, Hélène, Sylvain.
Il fait beau au départ à 8h30. La fraîcheur matinale est bien supportable sur le parking sous Dormillouse à 1 432 m. Nous prenons le sentier d'hiver pour monter au plus près de la cascade. La montée est raide mais les vues sur la cascade sont magnifiques. Nous nous arrêtons sur 2 belvédères, sur lesquels nous nous faisons brumiser par la cascade. Son débit est énorme et des auréoles arc-en-ciel l'enserrent. Nous poursuivons jusqu'à l'entrée du village de Dormillouse.
Après une courte descente, une passerelle permet de passer en rive droite du torrent. Nous le longeons sur une courte section pour bifurquer en direction des lacs. Nous montons tranquillement à travers bois. À sa sortie, au point 2 022, nous suivons l'indication du Lac Palluel. Nous atteignons rapidement les cabanes éponymes. Les alpages sont déserts. Seules les fleurs printanières animent les herbages, notamment les trolles des Alpes. Vers 2 226 m nous rencontrons les premiers névés. dans la courte montée qui suit, nous arrivons à les contourner assez aisément.
Après le passage sur une mini croupe, nous atteignons le beau lac Palluel (2 468 m) vers 11h15. La neige le borde sur sa rive ouest et remonte jusqu'au contrefort du Grand Pinier.
Nous traversons à gué le déversoir. Le sentier disparaît sous la neige. Nous suivons quelques cairns qui apparaissent. Ils nous emmènent sous les Clamis un peu trop haut. Mais, au bout d'un moment, nous apercevons le sentier en contrebas. Nous profitons d'une faiblesse entre les petites barres rocheuses pour le retrouver. 500 m plus loin nous atteignons le lac Faravel (2 381 m), bordé au nord par un névé qui débite des mini icebergs.
Nous choisissons un creux abrité de la brise pour casser la croûte. Le ciel s'est paré de cirrus et le soleil n'est plus aussi ardent.
Après cette pause reconstituante, nous reprenons le chemin en traversée descendante au-dessus de l'alpage du torrent du Pont de Fer. Une bifurcation nous amène sur sa rive gauche. Nous le traversons en essayant de ne pas trop se mouiller les pieds. Peine perdue, certaines chaussures font des splish-splash.
Nous suivons son cours. Après un raidillon, nous trouvons un replat accueillant le restant du lac Fangeas. Le terre-plein de retenue a cédé et ce n'est plus un lac mais une surlargeur du torrent.
Maintenant, le sentier descend un peu plus raide le long du torrent des Oules. C'est une succession de rapides et de cascades. La dernière est magnifique : une petite sente permet de l'approcher. Peu de temps après, nous trouvons le chemin d'été qui va à Dormilllouse et nous pouvons admirer la cascade du matin sous un autre angle. Plusieurs randonneurs sont en train de monter. Un peu avant le parking, une passerelle nous permet d'admirer le dernier rapide.
Après s'être mis à l'aise, nous prenons la voiture pour rejoindre Freissinières. Nous faisons l'ouverture de l'auberge de bord de route. Notre hôte revenait juste de chez le dentiste. Nous profitons de la mini terrasse et apprécions les boissons respectives.
Jean-François
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