mardi 7 juin 2022

Lundi 6 juin 2022 : Le Pic des Esparges Fines (2706m) par le Cougnet. Randonnée proposée par Guillaume. 810m de dénivelé

 Participants : Guillaume, Michèle, Isabelle1, Didier, Françoise S., Sylvie, Ange, Isabelle2, Pierre, Michel V., Nathalie, Michel H., Hélène, Michel F., Claudine, Jean-Marc, Rosine, Daniel, Alain, Patricia

C'est un beau groupe qui se retrouve à 8h30 ce lundi de Pentecôte pour une jolie petite "rando dominicale" avec un temps splendide.

Certes, depuis La Roche de Rame, il faut parcourir en voiture la longue piste (12 km en très bon état) menant aux hameaux du Lauzet puis du Cougnet...Mais la récompense est là : l'endroit est bucolique à souhait. 



Nos pas démarrent sur une belle herbe tendre couleur vert printemps généreusement ponctuée de fleurs pour rejoindre, hors sentier, celui qui passe plus haut par les cabanes de bergers.

L'ambiance est là et nous sommes ravis de nous retrouver...Une montée en zigzags nous emmène sur le plateau où nous faisons une première pause permettant d'admirer les paysages et l'objectif du jour : le pic des Esparges Fines.


Trolles, renoncules, boutons d'or, gentianes, myosotis, géraniums, anémones...créent une symphonie de couleurs que nous apprécions tous.


Au-dessus du beau lac de Néal, un petit écart vers le col éponyme pour voir les lacs de La Favière...avec une petite déception : le beau bleu attendu est mangé par les herbes qui l'envahissent. Sans doute que le déficit en neige de cet hiver y est pour quelque chose...

Nous suivons la crête jusqu'au col du Lauzon et évoquons avec amusement le souvenir du "cri de la mort" poussé par Anita pendant une rando à ski. 


Il reste 130m à monter sur la crête pour atteindre le sommet mais une petite bise rafraîchissante nous incite à faire une pause pique-nique avant, dans un creux relativement abrité...et près d'un névé fournisseur de neige parfaite pour rafraichir le pastis ! 

Moment de convivialité bien agréable avec de bons gâteaux (merci Isabelle1 !) et des chocolats à partager au dessert puis un petit début de sieste, tout petit...

A 13h nous repartons pour le sommet avec vue sur le beau Béal Traversier tout proche. Beau belvédère à 360° sur les Ecrins, le Viso et tous les nombreux autres sommets.

Les yeux se régalent encore pendant la descente caillouteuse avec des roches richement colorés. 

Après une traversée sous le Pic, c'est hors sentier et dans les fleurs que nous rejoignons l'itinéraire de montée.

 
Descente agréable, ponctuée de pauses pour le régal des yeux et pour herboriser, jusqu'aux voitures et aux bières bien fraîches qui nous y attendent (merci à Nathalie, Sylvie et Françoise !).



Longue pause festive au bord du torrent du Bouchouse dans lequel les pieds se rafraichissent pendant que nous savourons les bières accompagnées d'amuse-gueules.

Quelle belle journée !

Patricia



 

vendredi 3 juin 2022

Jeudi 2 juin 2022 : Le Piarra (2633m) depuis les Gourniers. Randonnée proposée par Michel. 1200m de dénivelé et 13,7km

Participants : Michel, Hélène, Brigitte, Jean-Pierre

Pas d'entorse à la règle. La jolie randonnée proposée par Michel mérite un compte-rendu soigné*...

Ceci étant dit, c'est à 8h45, et après calage des alti, que les quatre randonneurs s'élancent depuis les Gourniers dans le périple du jour, en empruntant un joli sentier en sous-bois, somme toute, bien agréable, et débutant par une vue plongeante sur la marmite de géant du torrent de Réallon. La montagne est généreuse et même si le ciel n'est pas très lumineux, les asphodèles, lys et autres rhododendrons décorent le paysage à foison.


En deux heures à peine, la petite équipe arrive au collet qui surplombe le Lac du Laus (enfin, ce qu'il en reste....il est sec...) lové dans une cuvette toute verte et bien sauvage. Plusieurs options sont possibles, et il est vite convenu de monter directement au sommet sans passer par le Lac et la crête qui l'entoure. Aussitôt dit, aussitôt fait. Enfin façon de parler : une petite grimpette le long des frontières du Parc National des Écrins en trois petits quarts d'heure permettent de toucher le cairn sommital.

Un vent sensible souffle au sommet du Piarra, mais la splendeur du panorama (mais aussi grâce aux fourrures et doudounes....) fait oublier la fraîcheur du lieu : L'Olan, Le Sirac, le Vieux Chaillol, Le Pic du Tourond (merci Peak Finder) encore parés de quelques névés émerveillent les pupilles. C'est sous ce tableau idyllique et dans un décor sauvage, que les casse-croûtes sortent des sacs pour émerveiller les papilles, sous un soleil quand même bien généreux. On prend son temps, on est tout seuls, et on est bien. Tout le monde savoure cet instant paisible, tout en bavardant passionnément !



Il est temps de redescendre. L'itinéraire consiste à rejoindre l'antécime en flirtant toujours avec les limites du Parc, puis à descendre franchement dans la pente. Il ne faut pas se tromper afin de traverser le torrent au bon endroit, ni trop haut, ni trop bas. Un vol de deux lagopèdes nous accompagne quelques instants tandis que les marmottes jouent un peu plus bas dans la pente toujours très fleurie. Je vous le dis : une randonnée bucolique à souhait !

La première partie de la descente jusqu'au gué, s'effectue sans incident ou presque*.

Nous y voilà : c'est un gué tout près de la cabane de Chargès qu'il est nécessaire de passer pour rejoindre le chemin qui nous ramènera aux Gourniers. Difficulté qui, en fait, moyennant un peu d'attention est passée sans anicroches et sans se mouiller les pieds, ce qui était aussi un objectif en soi !

La seconde partie de la descente s'effectue sous un soleil ardent et sous une bonne chaleur agrémentée d'une petite brise bien rafraîchissante. Le sentier facile, presque plat, en balcon qui surplombe le torrent de Réallon bien caché dans sa gorge (on le sent bouillonnant) nous ramène tranquillement vers le parking. 


Quelques pauses près des chapelles, qui ponctuent le trajet, permettent d'admirer les longues cascades "voiles de mariées" (petit voile pour certaines qui ne coulaient pas beaucoup en regard de la sécheresse...) sur le versant opposé, rendant cette randonnée encore plus bucolique. Tout près du parking, un échange avec un vieux berger local confirme que c'est sec et qu'il n'a jamais vu une telle situation.

C'est donc le gosier bien sec aussi (!), que tout le monde se retrouve chez Michel pour une bière bien fraîche afin de finir cette journée agréablement.

Jean-Pierre

* Afin de tout comprendre, votre aimable serviteur s'est fait une belle entorse à la cheville lors de la descente, d'où ces quelques précisions tout en finesse et en humour.




 

jeudi 2 juin 2022

Mercredi 1er Juin 2022 : Les Aiguilles de Chabrières par les Oucanes. Randonnée pimentée de petits pas d'escalade proposée par Alain, Isabelle et Patricia.

Participants : Brigitte, Hélène, Pierre, Michel, Claudine, Jean-Marc, Dominique, Daniel, Sabine, Patrick, Myriam, Patricia, Isabelle, Alain 3.

 

La randonnée des Aiguilles de Chabrières a été maintes fois parcourue par le CAF d'Embrun ! Mais voilà une manière plus pimentée de la parcourir : en traversant par les Oucanes ! 

Déjà le groupe part de la station de Réallon à l'envers du sens de rotation habituel. Direction Pierre Rouge ! Puis après avoir laissé à droite la cabane de Font Renarde, nous nous élevons jusqu'à la cabane des Rougnous. 

L'aventure commence ! Il faut trouver l'entrée de la Grande Crevasse des Oucanes.


C'est le moment de mettre les casques. 

On s'enfile dans la Grande Crevasse des Oucanes . On ricane, on cancane, tout le monde a la banane.

Ça monte, ça descend au milieu des rochers. Des petits pas d'escalade sont nécessaires. Les parois s'élèvent jusqu'à 20 Mètres. Il ne faut pas rater la Baïonnette. Se faufiler sur ou sous les rochers coincés dans les corridors n'est pas toujours aisé.



Le groupe sort entier de la première Grande Crevasse sans que la corde ait servi. Il y avait très peu de neige (Alain a bien taillé quelques marches avec son piolet).


Nous voilà à l'attaque du Couloir Mélines.


Seules 3 participantes ont eu la lucidité de rejoindre à ce moment le sentier habituel.Tous les autres se sont précipités dans les entrailles des Oucanes.



Bien mal leur en a pris ! Le cheminement était très chaotique ! Il a fallu sortir 3 fois la corde.


Mais l'Oucane a fini par recracher les intrus.


Tout le monde a rejoint le sommet par la voie normale.


 Un bon casse croûte et 3 délicieux gâteaux ont remis le groupe de ses émotions.


La descente de la brèche et le retour par le Serre du Mouton nous ont vite ramené à la Station. Le ciel bleu était revenu. Certains en ont profité pour parfaire leur bronzage.

Une bière "pédagogique" a achevé cette dure journée.


Isabelle