12 participants : Blandine, Hélène, Isabelle, Florence, Dominique et Daniel, Michèle et Guillaume, Pascal, Patrick1, Patrick2 et Philippe.
Ce blog a pour but de faire partager la vie du Club Alpin Français d'Embrun au maximum de monde. Vivez avec nous les sorties ski de rando, escalade, raquettes, rando,... de nos jeunes et moins jeunes.
lundi 24 août 2020
Vendredi 21 août 2020 : Rando alpine au pic de Rochebrune proposée par Philippe.
mercredi 19 août 2020
Lundi 17 août : traversée intégrale des Crêtes de l'Aupillon (2916m). 1400m de dénivelé. Sortie proposée par Sabine
6 participants : Alain, Bernard, Hélène, Isabelle, Micheline, Sabine
C’est à 7h30 que nous démarrons du parking de Pré-bois, sous un ciel clair ; les dernières ondées nocturnes en ont pourtant découragé quelques uns… A la cabane de l’Eissalete, nous trouvons le soleil, qui ne nous quittera pas de la journée, malgré quelques nuages ou brumes résiduelles. Nous montons au lac, puis au col de l’Eissalete, où nous sommes encore presque seuls, exceptée la présence d’un gros troupeau de moutons.
Même si le terrain est encore humide des orages de la veille, la Cheffe a choisi d’emprunter les crêtes, qu’on lui a présentées comme faciles, et surtout, plus esthétiques que la simple montée au sommet par la combe. En effet, dès le col, ces crêtes nous réservent des vues magnifiques sur nos montagnes embrunaises et sur celles de l’Ubaye. Le chemin, bien balisé, emprunte une succession de croupes d’herbes et de cailloux, plus ou moins raides mais jamais difficiles ; ainsi, nous cheminons entre ciel et terre sur près de 3 kilomètres !
Au sommet de l’Aupillon, qui a fière allure dans ses écharpes de brume, nous croisons d’autres randonneurs, venus du télésiège de la Pousterle. Les crêtes d’où ils arrivent nous semblent engageantes et, après le pique-nique, nous décidons de poursuivre, par ces crêtes, sur encore 2 bons kilomètres, jusqu’à la table d’orientation de la montagne de l’Alpe de Verdun. Notre boucle totalisera près de 1400m de dénivelée, mais sans douleur, en bavardant, dans un terrain toujours agréable et un cadre très panoramique.
Nous plongeons enfin, par un bref hors sentier comme les aime la Cheffe, sur le vallon de l’Eissalete, et rejoignons le parking par la rive droite. Changement d’ambiance sur ce chemin très fréquenté des familles d’estivants qui convergent vers le lac… Mais nous avons tellement de belles images en tête !
jeudi 13 août 2020
Mercredi 12 août 2020 : Têtes de l'Homme et de l'Eyssilloun à la rencontre de Chloé. Sortie proposée par Alain et Patricia. 1500m de dénivelé et 14km
5 participants : Isabelle, Alain3, Blandine, Alain1, Patricia
Famille, escalade, VTT, les occupations multiples du mois d'août font que nous ne sommes que trois au départ d'Embrun à 7h pour aller retrouver Isabelle et Alain3 à Saint-Ours. Cela nous permet de bien faire connaissance avec la toute jeune et sympathique Blandine.
Objectif de la rando : aller faire un coucou à Chloé (randonneuse à ski) qui teste le métier de bergère sur les pentes de la Tête de l'Homme.
Il fait très beau...pour le moment. Assez rapidement, nous repérons son troupeau de 1200 brebis. SMS et appels, le rendez-vous est conclu sous la crête du Plateau de Bouchiers (2566m) où paissent ses bêtes. Nous quittons le sentier menant au col de Mirandol et suivons des drayes puis la crête avant de trouver notre jolie bergère avec son bâton et son chien très sympa.
Pas de bises, COVID oblige, mais la chaleur des bonjours partagés en dit long sur le plaisir que nous avons à nous retrouver ! Premier contact et premiers échanges intéressants pendant que ses brebis avalent goulûment les jolies fleurs d'achillée millefeuille et que de nombreux vautours nous surveillent.
Il est trop tôt pour le déjeuner, nous décidons de continuer jusqu'à la Tête de l'Homme sous laquelle gisent les anciens restes d'un hélicoptère crashé.
Repérage des sommets de faits ou à faire, il y en a tant dans ce superbe panorama !
Il est midi, nous retrouvons Chloé et passons un long moment agréable au sommet du Plateau de Bouchiers. Il fait beau, il fait bon, nous sommes bien et avons tant de choses à nous raconter !
Les brebis chôment, c'est l'heure de la relève pour Chloé que le berger Albert doit remplacer. Elle va en profiter pour faire une petite sieste dans sa bergerie située au Bévier à 30min de marche.
Nous partons ensemble et la laissons suivre ses drayes pendant pendant que nous suivons la crête jusqu'au col de Mirandol où nous la quittons afin de naviguer entre blocs, herbe et pierriers pour aller à la tête de l'Eyssilloun.
Notre élan est quelque peu freiné par des touffes d'armoise à liqueur trop tentatrices et que nous cueillons. Une bonne douzaine de bouquetins nous observent avec leur flegme narquois. Nous en faisons de même mais avec émerveillement...
La tête de l'Eyssilloun (2896m) se trouve 40m plus haut, une bagatelle. Mais il pleut déjà sur le col de Larche, l'orage gronde et menace si fort que nous renonçons au sommet d'autant plus que nous devons passer à la bergerie où Chloé, le berger et sa compagne nous reçoivent.
Chloé squatte l'ancienne bergerie qui lui garantit ses aises mais pas le vrai confort avec un poêle hors d'usage. Espérons qu'elle aura trouvé le moyen de le faire fonctionner car les soirées de septembre et début octobre risquent d'être bien fraîches à plus de 2200m !
Le ciel est encore plus menaçant, nous ne nous attardons pas et battons les records de vitesse pour retrouver le parking, aidés par les éclairs et tonnerres quelque peu impressionnants.
Ouf, nous sommes aux voitures...et l'orage s'est éloigné... Nous avons donc le temps de bavarder encore avec Isabelle et Alain qui sortent de leur camping-car des bières bien fraîches que nous savourons avant de prendre la direction d'Embrun.
Une journée loin des foules (nous n'avons rencontré que 2 personnes !) et des sentiers battus qui va nous laisser de bien beaux souvenirs !
Patricia
lundi 10 août 2020
Dimanche 9 août 2020 : Lac du Lauseron et Pic des Têtes. Rando "cool" proposée par Sabine. 1200 à 1400m de dénivelé et 18 à 20km.
10 participants : Bernard, Catherine, Christine (CAF Aix-en-Provence), Dieter, Jeanine, Jenny, Michel, Patrick, Rose-Marie, Sabine
En ce plein été, l’objectif de la Cheffe est double : fuir la forte chaleur et la foule. La décision est donc prise d’emprunter le vallon du col de la Pierre, orienté Nord et peu fréquenté, en vue de faire trempette dans l’eau claire du Lac du Lauseron, à 2270m d’altitude. La rando sera « cool », avec de l’ombre, pas trop de caillasse, et même pas 900m de dénivelée au départ de la passerelle des Clarionds (1400m) !
Tout commence bien et à l’ombre, dans la forêt verdoyante, au fil du torrent, de ses cascades et des petites sources qui émaillent le sentier ; framboises et myrtilles agrémentent le parcours, sous une haute sapinière ; il y a même de la mousse, rare dans nos Alpes du sud !
Nous émergeons de la forêt, dans un beau vallon plus rocailleux et ensoleillé ; le sentier devient plus raide, mais les conversations qui vont bon train nous font oublier la pente. Un petit groupe d’éclaireurs se détache pour aller voir le lac : rigoureusement sec (plusieurs s’en doutaient bien, sans oser le dire, y compris la Cheffe qui voulait appâter le chaland). La baignade sera donc pour plus tard et nous poursuivons en direction du pic des Têtes, chacun choisissant son itinéraire dans les ressauts d’herbe et de rocher facile ; nous surprenons une harde de chamois qui nous offre le spectacle de son galop aérien dans les barres rocheuses… superbe !
Le pique-nique s’impose vers 13h30, au pas de Galèbre, 170m sous le sommet des Têtes, dans une ambiance rocheuse sévère, avec une vue magnifique vers le sud. La montée au sommet (2661m), facilitée par des chaînes, n’est qu’une formalité pour ces messieurs (moins pour la Cheffe qui, pour peu, trouverait moyen d’y avoir des états d’âme !)
La descente, par le même itinéraire, sera longue mais sans anicroche, pas trop chaude grâce au ciel qui se voile, aux mini-baignades dans l’eau fraîche du torrent, et à l’ombre qui gagne, car nous avons pris notre temps, rando « cool » oblige ! Une rando « cool » qui totalise tout de même 1200 à 1400m de dénivelée pour 18 à 20 km : ceux qui connaissent bien la Cheffe ne sont guère surpris…C’est à près de 20h que nous regagnons Embrun, où Catherine et Bernard nous offrent la mousse, face au coucher de soleil sur Serre-Ponçon.
Dimanche 9 août 2020 : La Diablée (2928m). randonnée proposée par Alain et Patricia. 1600m de dénivelé et 20km
8 participants : Daniel, Dominique, Micheline, Hélène, Ange, Patrick B., Alain, Patricia.
Un "accident" de réveil nous ayant privé de la compagnie de Nathalie et Michel, c'est à huit que nous quittons Embrun à 6h30, le pli du départ matinal ayant été instauré par Pacou pour le Mourre Froid. Par ces fortes chaleurs, il est évident que c'est un bon pli.
Partis à 7h des Gourniers (1477m), la température agréablement fraîche (une quinzaine de degrés) nous permet "d'avaler" sans peine les 3 km de faux-plat -- que nous trouverons infiniment longs au retour avec 20 degrés de plus -- et de monter très facilement jusqu'à 2200m, altitude où nous mettrons la crème solaire...
Une ficelle barrant le sentier montant à la cabane de la Vieille Selle, nous la respectons et poursuivons, espérant en trouver un autre supposé remplacer celui-ci. En vain !
Arrivés sous l'ancien passage à la passerelle effondrée (à l'origine de la création d'un nouveau sentier il y a quelques années), nous montons hors-sentier pour rejoindre l'ancien chemin et revenir en le suivant afin de rattraper le bon itinéraire que cette "fichue" et incompréhensible ficelle nous a empêchés de prendre tout en nous procurant une petite rallonge de 1,2km...
Il n'y a plus qu'à suivre le sentier peu fréquenté qui se perd quelquefois et que nous retrouvons pour mieux le perdre. Mais impossible de se tromper, l'itinéraire est évident : il suffit de suivre le torrent de Serre Reyna jusqu'au lac Reyna (2695m).
Des névés bordent encore ses eaux claires ! Pas de baignade aujourd'hui, une montée de 200m dans les cailloux nous attend. La courageuse Micheline doit surmonter les douleurs que lui provoquent les appuis sur les bâtons et les grandes inspirations nécessaires pour la montée : sa chute dans la descente du mont Scaletta lui a laissé une côte très douloureuse en plus de la bosse sur le front et des hématomes au visage... Sans doute une fêlure...
La crête est atteinte et la progression devient plus aisée d'autant plus que les premiers brins de génépi montrent le bout de leurs fleurs.
Pause pique-nique au sommet de ce superbe belvédère à 360°: tous les sommets sont là, certes un peu dans la brume de la chaleur estivale, mais le plaisir est très grand. Inutile de se couvrir, il fait bon au soleil avec une petite brise légère.
Après café, gâteau aux prunes et chocolat, nous poursuivons sur la crête puis entamons la descente avec de multiples arrêts pour assurer la fabrication de l'élixir tant apprécié en rando... Micheline, qui doit appuyer sur ses bâtons, souffre et peine en silence...
Petite pause sur l'herbe retrouvée que des vaches savourent et qui nous impressionnent un peu en se dirigeant vers nous alors que nous passons.
Longue traversée afin de retrouver la cabane de Chargès puis celle de pré d'Antoni où nous nous désaltérons avec bonheur d'une eau de source délicieusement fraîche. Il fait chaud et nous avons hâte de rentrer.
Il ne reste plus qu'à suivre le torrent de Chargès jusqu'aux Gourniers, un petit courant-d'air apprécié atténuant quelque peu la touffeur de cet après-midi caniculaire.
Puis ce sont des bières bien fraîches que Nathalie et Michel nous proposent sur leur terrasse bien ombragée, histoire de compenser un peu le manque que leur absence accidentelle nous a occasionné. Il y en a qui vont bien dormir...
Patricia
























