mercredi 13 mars 2019

Mercredi 13 mars 2019 : Crête de Costa Rouenda. 1000m de dénivelé environ.



4 participants : René, Jean-Louis, Alain, Patricia.




Le ciel était bien nuageux ce matin mais les prévisions étaient optimistes. Nous avons eu la bonne idée de ne partir qu'à 8h. Cela a laissé un peu plus de temps aux nuages pour qu'ils aillent ailleurs.



Notre petit groupe avance à un bon rythme avec l'objectif de faire la boucle qui passe par Costa Rouenda. 



La couche de nuages se déchire au bout d'une heure trente de montée, vers 2200m d'altitude. 




Et là quel plaisir ! La fine couche de neige fraîche a tout recouvert, nous offrant un somptueux paysage immaculé et vierge de toute trace. De plus, le bleu intense du ciel y ajoute la couleur que nous préférons.





En arrivant au col nous sommes accueillis par le vent...qui était annoncé et qui est bien froid. L'eau gèle dans les pipettes et l'onglée donne de l'inconfort. Mais notre sommet est encore bien dégagé.


Nous mettons les couteaux en attaquant la crête. Et les nuages reviennent, s'installent, nous enlèvent toute visibilité et causent du désagrément...et des hésitations.

Nous décidons d'attendre un peu leur départ, encore un peu optimistes... 
Dans le vallon il y a du soleil. Nous constatons alors que nous sommes arrêtés juste au départ de la combe de la Bachasse. Superbe vallon, bien pentu, où trois des participants  ne sont jamais allés. Belle occasion de le faire... C'est ce que nous décidons de faire : les nuages bloquent toujours notre sommet.


Commence alors une belle série de descentes -bien raides au départ- sur une neige de printemps juste recouverte de ce qu'il faut pour avoir les sensations que nous apprécions tant. Quel plaisir ! Chacun sait skier et dessiner de belles courbes.


Nous faisons une petite pause à la cabane du Lac où nous nous installons pour notre pique-nique habituel qui finit sur des gâteaux aux poires et aux amandes arrosés de génépi.



Nous ne traînons pas et reprenons nos délicieux virages dans cette neige si agréable.



La piste est bien vite atteinte et nous ne marchons que très près de notre but. 
A la montée nous avions gardé les skis aux pieds dès le départ sans jamais avoir à déchausser.


On dit toujours : "jamais deux sans trois". Eh bien cet adage a été vérifié.
C'est la troisième fois que les nuages et le brouillard nous font renoncer à ce sommet ou bien nous gâchent considérablement la descente avec un épais jour-blanc.

Il va donc falloir tenter notre chance une nouvelle fois... 

En attendant nous rentrons chez nous ravis de notre rapide escapade en montagne...Tout en contemplant les magnifiques pentes de Costa Rouenda, totalement dégagées, resplendissantes sous le soleil revenu....

mardi 12 mars 2019

Dimanche 10 mars 2019 : Tête de Fouran. 1050m de dénivelé.



10 participants : Guillaume, Françoise, Mylène, Patrick, Nathalie, Michel,  Anita, Florence, Christine, Bernard.
4 encadrants : Alain1, Patricia, Philippe, Alain2.



Après tergiversations sur l'objectif de la rando nous avons suivi les sympathiques conseils d'un cafiste intervenant pour que nous ne rations pas l'occasion de profiter d'une bonne qualité de neige "d'en-haut jusqu'en-bas". Nous l'avons écouté et n'avons pas été déçus...Merci à lui.



Temps maussade ce dimanche malgré les annonces plutôt optimistes de la météo.
Le ciel gris ajoute un peu de tristesse sur les pentes en manque de neige...
Nous avons beau l'espérer très fort, elle ne vient pas...Hélas !



Il est vrai qu'après seulement 90m de portage (quasiment rien), nous avons pu chausser sans avoir jamais besoin de déchausser.




La bonne humeur et le plaisir d'être ensemble nous font oublier les nuages. 
Il fait chaud, nous transpirons. Mais l'air se rafraîchit avec l'humidité des nuages qui nous enveloppent.




Le sommet est vite atteint mais la fraîcheur qui y règne  ne nous incite pas à y rester.
Nous faisons deux groupes pour descendre.




Le jour blanc s'invite et nous oblige à skier en file, derrière ceux qui savent suivre leurs spatules sans avoir mal au coeur.



Par chance  le soleil vient un peu à la rescousse et donne suffisamment de luminosité pour que nous puissions savourer la bonne qualité de neige qui se laisse skier très facilement.

Un mauvais choix d'itinéraire nous emmène dans un couloir bien raide (43°) dans lequel Christine fait une chute la mettant en très mauvaise posture, coincée dans les arbres, la tête en bas..



Nous nous retrouvons à Mikéou et nous installons contre une maison pour un agréable pique-nique pendant lequel nous partageons boissons et mignardises chocolatées ou pas...

Françoise invite tout le monde pour une sympathique et chaleureuse troisième mi-temps dans sa maison  où nous arrosons avec de bonnes bières cette rando finalement pas si mal que cela.
Nous espérons un beau soleil après une belle chute de neige pour la prochaine... On peut rêver...

Patricia.












samedi 9 mars 2019

Vendredi 8 mars 2019 : Le fort et la crête de Lenlon. 1230m ou 1140m de dénivelé.



11 participants : Sabine, Patrick, Nathalie, Michel, Françoise, Claire, Yann, Joëlle, Serge, Alain et Patricia.

La neige a fini par tomber...un peu hier matin. Les quelques centimètres nous ont fait changer notre plan d'aller au col des Portes, mais ils nous ont aussi procuré les belles étendues blanches et vierges que nous apprécions tant.
Afin de ne prendre aucun risque, nous avons opté pour Lenlon où les pentes ne sont jamais supérieures à 20°.

Départ à 7h30 pour la Draye où nous nous garons.
Petite déception : pas de neige au départ, il faut commencer par porter...sur 300m. Nous nous attendions à une couverture neigeuse plus conséquente.



Après les contrôles nous nous dirigeons à travers champs vers la route du Granon où il nous faudra déchausser deux ou trois fois à cause de passages sans neige.



Il fait beau, la montée est très belle dans la forêt et nous pouvons causer facilement...
L'arrivée au hameau de Granon étonne toujours par sa beauté. Les chalets d'alpage ont été très bien restaurés. L'endroit est coquet et accueillant, avec une bien jolie petite chapelle.



Nos skis nous emmènent sur une face Sud où la couche de poudreuse est en phase de réchauffement. Itinéraire très agréable qui débouche sur le plateau de la Cuala bordé par le col du Granon et Roche Gauthier. Quelles belles étendues vierges !



Les plus rapides se dirigent vers le très particulier fort de Lenlon qui ressemble un peu à Fort Boyard. Ils ont pour projet de redescendre après leur sommet et de remonter afin de rejoindre les plus lents (qui sont déjà allés à ce fort) sur le point le plus haut de la crête.
Un ski d'Alain nous fausse compagnie et commence à dévaler la pente. La poudreuse un peu ramollie le stoppe pas trop loin. Ouf !!!



Quel magnifique panorama à 2560m d'altitude ! Viso et Rochebrune dominent les autres sommets. Nous sommes bien installés pour notre pique-nique durant lequel les bonnes choses à boire et à manger circulent...comme d'habitude.


Nous ne nous attardons pas car la neige se réchauffe. Alain dessine les premières arabesques, puis chacun fait les siennes. La neige est très agréable à skier : régulière, douce, pardonnant tout. Quel plaisir !



Certes les faces les plus exposées au soleil sont un peu dépenaillées et il faut choisir son itinéraire mais il y a de la place.
Granon est vite atteint, nous y rencontrons des raquettistes. Il ne reste plus qu'à se laisser glisser sur la piste "verte", en coupant quelquefois les virages, et nous atteignons les voitures. 

Certains ont des RDV : hésitations, tergiversations... Finalement quelques-uns se retrouvent chez Patricia et Alain autour de bières pour y passer encore un sympathique moment d'amitié et de convivialité. 
Encore une fois Lenlon ne nous a pas déçus !

Patricia.













jeudi 7 mars 2019

Mercredi 6 mars 2019 : rando à la crête du Lauzet. 1100m de dénivelé et 17,5 km.



6 participants : Michel, Dorothea, Christiane, Jean-louis, Alain et Patricia.


Les nuages reviennent dans notre ciel embrunais mais cela ne décourage pas tout le monde pour la rando du jour.
Michel nous fait partager la compagnie de ses sympathiques amies allemandes venues lui rendre visite.

Nous partons des Léautiers et commençons une série de manipulations des fixations : chaussage et déchaussages se succèdent sur la piste déneigée par endroits. 




Nous la quittons pour une montée très raide au départ...et verglacée dans la forêt pour suivre le joli vallon de Siguret.
Nous ne transpirons pas puisque la température a cessé d'être printanière. Il y a cependant quelques morceaux de bleu qui ornent le ciel par moments...




Notre ascension se termine sur une petite cime de la crête à 2451m d'altitude. La vue y est bien dégagée mais les nuages ont envahi le ciel. Un petit vent nous dissuade d'y rester.



C'est un peu plus bas sur la crête, que nous nous installons pour notre pique-nique qui commence avec un vin de gentiane préparé par Nathalie et finit avec une délicieux biscuit belge au spéculoos.





Nous ne traînons pas et suivons la crête sur 500m environ afin d'aller chercher de la neige poudreuse dans le vallon de la cabane Saint Roch.
Bingo ! Elle est au RDV ! Certes, pas aussi bonne que celle que nous y avions trouvée l'an dernier. Mais il faut savoir se contenter de ce qu'on a...




La pente est raide par moments, il y a quelques chutes car la qualité de la neige varie quelque peu. Mais l'ensemble n'est pas désagréable. Les "youyous" qu'Alain lance par moments sont là pour le prouver.





Passage devant la jolie chapelle Saint Roch où nous avions fait une belle photo de groupe l'an dernier avec notre ami Rémi...




La piste est retrouvée, nous pouvons nous laisser aller avant de boucler la boucle et reprendre nos exercices de "chaussage-déchaussage" sur le long parcours qui nous ramène aux voitures.





La troisième mi-temps se passe chez Jean-Louis et Catherine. Cette dernière nous a préparé une savoureux fondant un chocolat et un non-moins délicieux vin chaud...avec une seule main puisque l'autre est immobilisée suite à  une fracture.
Encore un moment bien sympathique de partage et de convivialité !

Nous espérons une chute de neige pour notre prochaine rando...

Patricia.


lundi 4 mars 2019

Dimanche 3 mars 2019 : le col de l'Aupillon. 1100m de dénivelé.


8 participants : Guillaume, Alain1, Anita, Jean-Louis, Michel R, Françoise, Alain2, Patricia.

Il y a encore de belles randos à faire dans nos montagnes embrunaises !
Départ point trop matinal pour ce dimanche : nous partons à 8h pour Bois Méan.



La piste est comme nous l'attendions : déneigée par endroits. Ce n'est qu'après la bergerie que nous pouvons garder les skis aux pieds sans interruption.

Il fait frais à l'ombre. Nous choisissons de suivre la piste qui nous emmène dans le si joli cirque de l'Eissalette.


Anita est fatiguée, son estomac lui pose problème. Nous lui laissons faire sa route à son rythme et continuons vers le lac sainte Marguerite.

Le temps est très beau mais les passages à l'ombre sont un peu "frisquets".


La neige est dure, les couteaux sortent des sacs, chacun à son tour, quand le besoin s'en fait sentir. 

La dernière pente est assez rude et lorsque nous découvrons l'Aupillon, nous savons que nous n'irons pas au sommet : son enneigement n'est que partiel et pas très engageant.


Le col de l'Aupillon (2795m) sera donc le point culminant du jour. Alain1, pas fatigué du tout, prolonge un peu son ascension vers le sommet avant de nous rejoindre sur l'accueillant plateau, à l'abri du vent, où un groupe de rochers nous attend pour nous installer confortablement pour notre pique-nique.




Agréable moment de convivialité et de partage... Nous ne sommes pas pressés, attendant que le soleil officie pour "décailler" la neige.





Pour la descente, nous choisissons les pentes les plus exposées au Sud où nous trouvons une neige de printemps, dont la consistance va de la moquette au tapis haute laine, bien agréable à skier.

Dans les mélèzes il y a même encore des îlots de poudreuse...vierge !





Nos enchaînements de beaux virages nous emmènent jusqu'à la cabane de l'Eissalette où nous retrouvons Anita qui a servi de guide à tous les promeneurs que leurs pas avaient amenés dans ce si beau coin et qui cherchaient des renseignements.





Rando terminée vers 14h30, suffisamment tôt pour que nous passions encore quelques moments ensemble chez Patricia et Alain devant de bonnes bières...

Patricia






dimanche 3 mars 2019

Vendredi 1er mars - La Lauzette. Dénivelée : environ 900 m Rando à ski proposée par Michel R.



5 Participants : Claire, Élodie, Michel H., Thibault,Yann
3 Encadrants : Patricia, Alain 1, Michel R.


Pour moi c’était le baptême du feu : premier (encadrement ? encadrage ?) d’une sortie dont j’étais l’initiateur. Pas de stress particulier, mais il fallait que tout se passât au mieux : pas de blessé(e), de perdu(e) ou de mort(e) ; pas d’avalanche, non plus : c’était la moindre des choses pour respecter le cahier des charges. Après...


J’avais repéré les lieux la semaine précédente du haut des crêtes de la Grande Combe : pentes modérées, bonne orientation, larges passages, avec un bonus au programme : le Grand Clausis, dans le prolongement de la Lauzette, que l’on pouvait atteindre au prix d’un basculement à partir de l’épaule de la sus-nommée, à 2551 m. 
Ciel bleu et soleil avaient été réservés, et ils ne nous ont pas fait faux-bond.




Nous nous garons aux Pras à 1700 m et nous partons skis aux pieds sur la piste du Parpaillon. Deux ou trois kilomètres plus loin, juste après le pont de Bérard, une rampe qui monte droit dans la forêt nous donne accès aux alpages de la Lauzette : toute la montagne se découvre alors de sa base jusqu’à l’éperon sommital fort déneigé. Pour l’itinéraire, nous avons le choix : à peine une trace de montée (un peu raide, a priori), et quelques traces de 
descente qui peuvent se compter sur les doigts d’une seule main. Notre théâtre d’opération est un triangle équilatéral dont le côté mesure trois kilomètres : calculez la surface de neige quasi vierge qui s’offre à notre profanation. Vierge, mais plutôt gelée et passablement irrégulière.


Après une ascension sans histoire lors de laquelle chacun(e) choisit de suivre la trace de ses prédécesseurs ou de faire la sienne, nous arrivons à l’épaule en même temps qu’un petit vent frisquet. Là, une déception nous attend, la descente vers les pentes du Grand Clausis est impraticable : dégarnie et scabreuse. On repassera.



Il n’est même pas midi. Nous avons plus faim de ski que d’autre chose. Nous ne tergiversons pas longtemps avant de décider d’aller pique-niquer à mi-pente, à l’abri du vent. La descente commence et nous trouvons, selon les orientations, quelques longueurs de neige à la consistance assez honnête pour nous autoriser des sinusoïdes jouissives. 
Nous avisons un talus que nous espérons abrité, et nous asseyons dans l’herbe pour nous restaurer. Génépi, gâteau aux poires, cake aux fruits, chocolat nous consolent bientôt de la révision de nos objectifs à la baisse et nous aident à supporter le vent coulis qui s’est invité à partager nos agapes.



Pour terminer notre descente, nous redoutons le pire en matière de glisse. Mais, loin d’être « pourrie », l’ensoleillement méridien ayant accompli son effet, la neige qui s’étend sous nos skis est devenue de la « transformée » de la plus belle espèce. N’en disons pas davantage par égard pour nos lecteurs infortunés contraints à gagner leur pain citadin pendant ce temps, mais c’est un méga, super, hyper, pied !



Ce pain béni une fois savouré, il nous faut rejoindre la piste d’arrivée en orientant nos spatules vers le fond du vallon. Un peu trop gourmands, nous nous retrouvons dans un talweg bien déterminé à nous emprisonner entre ses hautes rives. Nous nous sortons du piège en prenant le boulevard de la Corniche qui domine le torrent (41°), virages serrés entre les arbres et dérapages nous ramènent bientôt au pont de Bérard.



Il est à peine 14h30. Pourquoi aller si tôt s’enfermer dans les voitures, alors que la petite station de Sainte-Anne se trouve à deux pas avec ses 
terrasses accueillantes ? Et justement, le hasard fait bien les choses, nous avons soif...

Michel R.